lundi 12 janvier 2009

Fond de tiroir...


Cela fait bien longtemps


Que la plume et la nuit
Ne se sont plus écrit
Cela fait bien des ans

Que n'hurle plus le vent
Dans les plaines où rit
L'ombre de mon ennui
Cela fait bien du sang
Que centaures fuyants
N'entendent plus mes cris
Que brume de l'oubli
M'estompe lentement
Cela fait bien des champs
Que perdue je franchis
M'éxilant loin de lui
Cela fait bien des gens
Aveuglés et vieillis
Qui, brisés, me supplient
D'apprivoiser le temps

Cela fait bien des ans
Que vainement je gis
Au pieds de cette vie

Cela fait bien longtemps

Décembre 07.

vendredi 2 janvier 2009

Losing my religion ...

Oh, life is bigger. It's bigger than you. And you are not me. The lengths that I will go to. The distance in your eyes. Oh no, I've said too much. I set it up.
That's me in the corner. That's me in the spotlight. Losing my religion. Trying to keep up with you. And I don't know if I can do it. Oh no, I've said too much. I haven't said enough. I thought that I heard you laughing. I thought that I heard you sing. I think I thought I saw you try.
Every whisper. Of every waking hour. I'm choosing my confessions. Trying to keep an eye on you. Like a hurt lost and blinded fool, fool. Oh no, I've said too much. I set it up.

Consider this. Consider this. The hint of the century. Consider this. The slip that brought me. To my knees failed. What if all these fantasies. Come flailing around. Now I've said too much. I thought that I heard you laughing. I thought that I heard you sing. I think I thought I saw you try.
But that was just a dream. That was just a dream. But that was just a dream. Try, cry, why try?
That was just a dream. Just a dream, just a dream. Dream.

jeudi 24 avril 2008

Parlons en ...

On m'a dit que ce blog était déprimant. Je hais les "On" et encore plus les "déprimant" même si eux semblent m'apprécier et s'acharner joyeusement à me poursuivre, à m'etouffer. Alors voilà, j'en suis désolée mais il se trouve que chez moi la déprime appelle la créativité (ou du moins si on peut ainsi nommer le flot de lettres insipides et surfaites qui, sale et féroce, se déversent avec fracas et dégats sur ces pages virtuelles et, mensongères sans nul doute) et réciproquement. C'est le truc, le marché, une ligne, une cicatrice, un simple mot, une petite mort, une plume, un pied dans la tombe.

Et sinon, si vous n'êtes point satisfaits, mesdames, mesdemoiselles et messieurs les péteux littéraires ou non, suintant de joie bouffi de bonne humeur bien trop fantoche pour être contagieuse, allez donc traîner vos yeux avides d'inconsistance joyeuse ailleurs que sur mes pages.

lundi 31 mars 2008

Et puis fin ...

Tout d'abord, pauvre moi, formidablement grégaire, hypocrite philanthrope dépendante, rêvant d'une mort solitaire. Je ne sais pas trop quand elle arrivera mais j'aime à penser naïvement que je sentirai quand le moment sera venu.
Alors voilà, je me tiens debout en haut d'une falaise donnant sur la mer, plutôt loin du bord. J'ai mon vieux jean, celui qui a tout vécu et mon chapeau de cowboy qui en a aussi vu de belles. Ce bout de ficelle de couleur que je me suis attachée au poignet le premier jour de mes voyages y est toujours. Il y a beaucoup de vent, et il est contre moi.

Et d'un coup un hurlement qui monte, gronde et s'élève. Je m'élance, pour ma dernière course avec le vent. Les hautes herbes se balancent joyeusement. Ca y est je vois la mer. Le bord, qui se découpe sur le ciel d'un bleu profond, se joue de quelques nuages (oui mais des nuages plat en dessous et moutonneux au dessus), fait mine de courir à ma rencontre. La mer et le ciel envahissent soudain mon champs de vision et l'étendue verdoyante se retire. Enfin l'envol ...